C’est une bonne nouvelle : nous allons dormir une heure de plus dimanche matin.
Comme quoi, ce n'est pas la crise partout !

En France comme dans tous les pays européens, le traditionnel passage à l'heure d'hiver se fait le dernier week-end d'octobre. Cette année, nous gagnerons donc une heure de sommeil dans la nuit du samedi au dimanche 25 octobre : à 3 heures du matin heure d'été, il sera en fait 2 heures du matin heure d'hiver. Par contre, mauvaise nouvelle : il fera nuit plus tôt !

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Pensez donc à reculer votre montre d'une heure avant de vous coucher samedi soir !

Mais pourquoi au juste devons-nous changer d'heure ?
Pour faire des économies d’énergie !
En effet, cette idée ne date pas d'hier. C’est en 1916 que la France, calée sur le fuseau horaire londonien, décide de rajouter une heure en été pour faire des économies d'énergie, jusqu’à la seconde guerre mondiale, où elle adoptera alors, l'heure de Berlin durant l'occupation allemande.
Ce n’est qu’en 1974, suite au choc pétrolier que sera inscrit définitivement dans le marbre ce changement d'heure. L'électricité étant de plus en plus chère, Valéry Giscard d'Estaing alors Président a décidé de changer d'heure en été et en hiver afin de réduire l'utilisation de l'éclairage. Il s'agit  en fait de caler les heures de travail sur la lumière naturelle. Ce qui permettrait, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), « d'économiser l'équivalent de la consommation d'électricité d'une ville de 250.000 habitants ».

Et depuis 1998, ces changements d'heure sont harmonisés au sein des États membres de l'Union européenne.

Mais ce décalage trouble-t-il notre rythme biologique ?
Les médecins restent divisés sur ce sujet. La plupart des spécialistes du sommeil pointent du doigt ces changements d'heure. D'après eux, cette mesure perturberait le rythme biologique des personnes, et en particulier des plus fragiles, comme les enfants et les personnes âgées. Cette perturbation ne serait pas seulement à l'origine de troubles du sommeil, mais influerait également sur l'appétit, la capacité de travail, voire l'humeur. Cependant, le passage à l'heure d'hiver serait moins perturbant en terme de troubles du sommeil que le passage à l'heure d'été, où la nuit est amputée d'une heure ; et également moins perturbant que le décalage horaire lié à un voyage.

Certains spécialistes affirment, en outre, que les effets constatés sont le plus souvent qualifiés de "transitoires" et résorbés dans une période maximale de trois semaines.